CE du 05/04/2012
Avis classification rémunération
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Classification rémunération couplé à SDO |
Malgré sa volonté de trouver un juste compromis entre les
intérêts de l’entreprise et ceux de ses salariés, les revendications de nos
délégués syndicaux n’ont trouvé que peu d’écho auprès de notre Direction !
En effet, rappelons sur ce dossier que notre Conseil
d’administration à l’entame de cette négociation, avait donné un cadre très
strict, fixant unilatéralement un ultimatum de dénonciation des accords de 1997
relatif à la classification et à la rémunération, s’il estimait que l’avancée
des négociations n’allait pas dans le sens souhaité .
Ce fut chose faite en juillet 2010, sans même prendre le
soin de répondre aux revendications des différentes Organisations Syndicales qui
avait été force de nombreuses propositions !
Par la suite, table rase étant faite du passé, une nouvelle
négociation, si l’on peut l’appeler ainsi, débuta !
Ce ne fut pendant des
mois que des réunions explicatives de l’équipe en charge de la négociation, nos délégués syndicaux découvrant souvent la
veille voir le jour même les propositions !
Comment dans ces conditions, négocier raisonnablement sans
avoir eu au préalable une présentation globale du projet classification-rémunération.
Chaque réunion se résumant à un enchevêtrement de questions
afin d’essayer de comprendre l’atterrissage recherché.
L’UNSA-MAIF soucieuse d’avancer dans cette négociation, et
fidèle à son esprit constructif, n’a pas souhaité présenter un énième contre
projet !
Nous avons revu notre
copie de départ et nous nous sommes basé sur le projet présenté par notre
Direction, en émettant des revendications afin de sécuriser ce dernier au
maximum dans l’intérêt des salariés de l’entreprise.
Un grand pas avait été fait vers la Direction afin de
trouver un accord juste, équitable, sécurisé.
Malgré cela, notre Direction est resté sourde, ne répondant
que très faiblement à nos revendications, et revenant même en arrière sur certaines
de ses propositions, ce à notre grande
surprise !
Il nous fallu peu de temps pour comprendre qu’une autre
négociation était déjà engagée avec 2 autres organisations syndicales
permettant en cas d’accord d’atteindre le seuil de 33% requis pour valider un
accord d’entreprise.

Que penser d’une telle attitude ? Nous laissons les
salariés en juger par eux-mêmes.
L’UNSA-MAIF reconnait
qu’un énorme travail à été fourni par l’équipe DRH en charge de cette
négociation, notamment sur le volet classification.
Cependant le but recherché a été atteint :
individualisé au maximum possible à l’heure actuel, les rémunérations de nos
cadres !
En effet, nul besoin d’individualiser les rémunérations des
salariés non cadre, puisque les cadres se chargeront de répercuter à leur
N-1,-2 la pression qu’ils subiront au niveau de l’atteinte de leurs objectifs.
Ce nouveau système de
classification rémunération est perçu comme une rupture avec le passé, sans
justification particulière.
Les Salariés MAIF pensent dans leur grande majorité qu’au
travers de la personnalisation, c’est la notion de conseil aux sociétaires qui
risque d’être mise à mal, puisque la culture du résultat s’invite dans notre
Mutuelle.
Culture du résultat, qui se heurte à la culture d’entreprise
qui se veut gage de qualité de service rendu aux sociétaires. Cela génère bien
évidement de l’inquiétude quant à la pérennité de notre culture d’entreprise
Pour nos collègues, ce dossier parait bien compliqué. Ce qui
n’est pas un gage de transparence.
De plus, l’UNSA-MAIF regrette d’avoir eu à mener de front un
autre dossier, et ce à travers ses élus CE et ses DS, celui de SDO.
La négociation Classification-rémunération s’en est trouvée
faussée. Un exemple flagrant le démontre, celui de l’ajournement de la prime collective à la demande d’une
organisation syndicale, et ce au grand regret d’un certain nombre de salariés.
Dans ces conditions, l’UNSA-MAIF ne peut à ce jour valider
le projet d’accord Classification-Rémunération présenté par notre Direction. En
effet, bien que certaines avancées aient été faites, nous estimons que nous
sommes en présence d’une régression plus que d’une avancée sociale.
Seul l’intérêt de l’entreprise en termes de gain de
productivité, d’économie d’échelle, d’économie sur la masse salariale a été
recherché.
Celui des salariés n’y est pas malgré ce que peuvent en dire certains !
De plus, les préconisations issues de l’expertise menée sur
ce projet sont trop nombreuses pour
considérer ce dernier comme finalisé.
Par conséquent, les élus UNSA-MAIF émettront un avis négatif à ce projet d’accord.
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_unsa@maif.fr |