mercredi 15 février 2012

NAO et l'unité syndicale

NAO 15/02/2012

NÉGOCIATION SUR LES SALAIRES :

EXCEPTIONNEL : L’UNITÉ SYNDICALE !


Au cours de la paritaire du 7 février, sur proposition de l’UNSA-MAIF, les organisations syndicales sont tombées d’accord pour présenter unanimement les revendications syndicales communes suivantes  à effet du 01/02/2012:

-         augmentation générale de 2.10 %,
-         augmentation de 4 points pour tous,
-         majoration de la prime de vacances de 24 points à compter de mai,
-         prime exceptionnelle de 390 €

Ces augmentations comprenant le rattrapage de l’inflation de 2011 (supérieure aux accords signés l’an passé).

L’ensemble de ces augmentations représentent une augmentation moyenne du niveau de rémunération de 3 % environ.

***************
 Malheureusement la Direction rejette cette proposition et se limite à :

-         augmentation générale de 1.25 % répartie entre le 01/02 et le 01/07,
-         augmentation de 2 points pour tous au 01/03,
-         majoration de la prime de vacances de 12 points à compter de mai,
-         prime exceptionnelle de 210 €

Ces augmentations comprenant le rattrapage de l’inflation de 2011 (supérieure aux accords signés l’an passé).

L’ensemble de ces augmentations représentent une augmentation moyenne du niveau de rémunération de 2 % environ.

L’UNSA-MAIF considère que ces propositions sont insuffisante par rapport à l’inflation constatée en 2011 et aux projections pour 2012

mardi 14 février 2012

avis chsct amélioration des fonctions du siège AFS


Le 14 février 2012


PROGRAMME AFS
REPONSE A LA DEMANDE D’AVIS



L'article L.4612-8 du Code du Travail dispose que  "le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, est consulté avant toute décision d'aménagement important modifiant les conditions d'hygiène et de sécurité ou les conditions de travail et, notamment, avant toute transformation importante des postes de travail découlant de la modification de l'outillage, d'un changement de produit ou de l'organisation du travail, avant toute modification des cadences et des normes de productivité liées ou non à la rémunération du travail".

Le 30 janvier dernier, la Direction présentait au CHSCT du siège les grandes lignes du programme AFS tout en précisant à l’instance le principe de consultations ultérieures pour les projets le nécessitant. A la demande du CHSCT, la Direction a adressé des éléments complémentaires :
-        les informations communiquées sur le diagnostic initial concernant les fonctions du siège, leur utilité et leur efficacité sont jugées incomplètes,
-        le document « lettres de cadrage » (reçu le 13 février) sur les projets initiés dans la suite de ce diagnostic n’a pu être analysé par l’instance dans les délais requis car il suscite de nombreuses interrogations qui nécessitent un éclairage supplémentaire, rendant compréhensibles les objectifs et les moyens mis en œuvre.

Le CHSCT ne peut en l’état donner d’avis sur le cadre général du programme AFS, dont il ne peut identifier les impacts, sur les conditions de travail, sur la santé physique et mentale de l’ensemble des salariés du siège social, faute de décisions prises.

Au regard des intentions exprimées de la direction de supprimer et réallouer des emplois, d’évaluer les évolutions professionnelles et les impacts humains de ce programme, le CHSCT confirme son intention de recourir à un expert. L’article L. 4614-12 du code du travail stipule en effet que le CHSCT peut faire appel à un expert agréé en cas de projet important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail des salariés.

Le CHSCT souhaite donc être informé des premières évolutions concrètes de l’ensemble des projets lancés, direction par direction, dans le cadre de ce programme, afin de pouvoir préparer et cadrer la mission de l’expert.


CHSCT siège


vendredi 3 février 2012

SDO volet social nos propositions

SDO 3 février 2012


L’UNSA-MAIF peut comprendre la nécessité du changement,
à travers l’adaptation de notre mutuelle aux conditions économiques,
à travers l’adaptation de notre mutuelle aux changements sociétaux.
Mais ces changements doivent se faire dans le respect des personnes (salariés et militants) et de l’éthique de l’entreprise !

Nous sommes contre le projet SDO sous sa forme actuelle !

D’autant que la crise économique durable que nous subissons est passée par là, alors que le projet a été élaboré avant celle-ci !
Notre Mutuelle ne doit-elle pas réajuster ses ambitions ?

Ce projet risque de mettre en péril notre Mutuelle, par les changements profonds qu’il porte, notamment la notion de véritable conseil à l’usage des Sociétaires.
La MAIF se doit d’être exemplaire, elle a vocation à être copiée c’est une des missions qu’elle s’est imposée lors de sa fondation. Il en va de la  perception de «l’économie sociale ».
C’est la culture d’entreprise qui risque d’être mise à mal !
La vigilance est de mise!

Nous pensons qu’il est judicieux dans un premier temps d’asseoir la mutualisation au travers des moyens techniques à l’ensemble de la mutuelle, et dans un deuxième temps de poursuivre le projet  si nécessaire, nourri par l’expérience de cette mutualisation.   
L’UNSA-MAIF estime que ce projet qui refonde notre Mutuelle ne doit pas être mis en œuvre à marche forcée.
 Il est temps que chacun prenne la mesure de cette décision, et même si les salariés du réseau seront pratiquement les seuls concernés, il faut que tous nous nous mobilisions pour demander au Conseil d’Administration d’envisager une autre organisation qui prenne en compte les individus et leur vie de famille.

Mais le projet SDO est un projet d’entreprise. Nous n’avons pas vocation à le négocier, nous n’avons qu’un avis consultatif !
Par contre, l’opportunité nous est donnée d’en négocier le volet social

En préambule  l’UNSA-MAIF pose les principes suivants :
-  La MAIF ne peut pas se passer de l‘adhésion de ses salariés dès lors que des projets d’entreprise d’importances sont mis en œuvre !
-  Le salarié MAIF est un trésor pour notre Mutuelle, sans qui rien ne peut être construit et qui, nous en sommes convaincus, est l’essence même de son futur.
- Les salariés du groupe MAIF sont et seront toujours au centre de nos préoccupations.

Nous considérons que les propositions actuelles sont nettement insuffisantes sur différents points, tant sur les modalités, les montants et les situations. C’est pourquoi nous souhaitons que l’entreprise prenne en compte, en plus des mesures déjà annoncées aux salariés, les points suivants :

Forfait d’aide à la mobilité
- forfait porté à 30000 € nets, majoré de 10000 € pour un conjoint, et de 5000 € par enfant à charge (dans la limite de 3).
- En cas de licenciement ce montant doit rester acquis.
- En cas de démission, les montants non consommés en prestation (frais de déménagement …) seraient remboursés prorata temporis
- pour le conjoint, prise en charge de 80% de la différence entre ancien et nouveau salaire (ou assedic) pendant 2 ans
Déploiement
(en plus du forfait)
- versement d’une prime de déploiement de 400 € pour tous les salariés des entités déployées
Immobilier
(en plus du forfait)
- indemnisation des surcoûts nécessaires à l’acquisition d’un nouveau logement  (de même nature) en cas de vente de son logement
- proposition de prêt à des taux d’intérêt bonifiés
- prise en charge des frais d’adaptation du nouveau logement en cas de personne à charge âgée ou handicapée
- prise en charge de 80% de la charge éventuelle de double loyer pendant 9 mois
Enfants à charge
(en plus du forfait)
- prise en charge pendant un temps à définir des frais supplémentaires de garde d’enfant générés par l’éloignement
Salariés en fin de carrière
Nous souhaitons que les salariés en fin de carrière ne soient pas contraints à la mobilité et nous proposons pour les salariés qui le souhaitent :
-     une dispense totale d’activité à 12 mois de la retraite
-     un départ anticipé dans le cadre de l’annexe Dbis à 24 mois de la retraite
-     un passage à temps partiel « bonifié » par un complément de rémunération à 36 mois de la retraite
Départ négocié
- garantie d’un complément minimum pour tous
Droit à l’erreur
- pendant 6 mois, ce droit permet au salarié de se réorienter en cas d’erreur
 
Le sentiment général, que ce soit au niveau des salariés ou de la plupart des militants de notre mutuelle, est celui d’assister à une banalisation de notre mutuelle.

N’hésitez pas à nous faire parvenir vos commentaires ou vos propositions ! C’est dans l’action et la réaction que nous pourrons influer sur les décisions prises actuellement au plus haut niveau de notre Mutuelle.

Assez, des paroles qui n’engagent que ceux qui les écoutent !
Les propos de nos dirigeants sont rassurants certes, mais ne rassurent personne !

lundi 9 janvier 2012

Annexe Dbis, le compte n'y est pas

09 Janvier 2012


HOLD-UP !

L’annexe D bis de la Convention d’Entreprise prévoit la possibilité pour les salariés âgés de 55 ans au moins la possibilité de partir en « préretraite » jusqu’à 60 ans.
Entre 10 et 15 salariés bénéficient chaque année de ce dispositif de préretraite
Les quelques salariés dont le conjoint ou un enfant sont gravement handicapés bénéficient en général des mêmes dispositions, par accord exclusif de notre PDG.


Les dernières modifications règlementaires relatives au report à 62 ans de l’âge de la retraite remettent en cause cet accord.
Elle exige la fin de cette politique nataliste, qui lui fait « penser à Pétain ».
Elle propose seulement de contractualiser la situation des salariés d’au moins 59 ans dont le conjoint ou un enfant sont handicapés à 80% au moins par un accident de la vie.


Mais le handicap grave d’un conjoint ou d’un enfant ne concerne heureusement que peu de salariés.

LE COMPTE N’Y EST PAS !

L’UNSA-MAIF pourrait accepter la remise en cause de l’accord de préretraite, mais exige une contrepartie réellement significative pour un montant du même ordre.

RAS LE BOL DES ECONOMIES SUR LE DOS DES SALARIES !

Nous acceptons bien évidement la mise en œuvre du dispositif proposé pour les quelques cas de handicap familial.

Mais nous souhaitons aussi que soit prise en compte la pénibilité générale de l’activité de chacun dans les dernières années de sa vie professionnelle.
Nous demandons que, dans le cadre du dispositif unilatéral au profit des seniors, soit ajouté l’engagement de l’entreprise de bonifier de 10 % la rémunération des salariés de plus de 55 ans qui demandent à bénéficier d’un aménagement de leur activité par un passage à temps partiel :
les salariés travaillant à 50% seraient payés à 60%
les salariés travaillant à 60% seraient payés à 70%
les salariés travaillant à 70% seraient payés à 80%
les salariés travaillant à 80% seraient payés à 90%

Dans ces conditions la pénibilité des dernières années de vie professionnelles serait atténuée par une durée d’activité hebdomadaire plus courte pour ceux des salariés qui le souhaitent, sans amputer excessivement leur revenu, et tout en restant dans des coûts acceptables pour l’entreprise.